Des sites emblématiques à découvrir
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Possession de Charles VII dès 1431 puis le siège de la cour de France jusqu’au 16e siècle, c’est au château d’Amboise que naquit le futur Charles VIII. Louis XI, son père, lui fit édifier un nouveau logis et un oratoire. Fortement attaché au château de son enfance, Charles VIII décida plus tard, avec son épouse Anne de Bretagne de transformer l’ancienne place forte médiévale en un palais gothique somptueux. Il meurt prématurément et son cousin, Louis XII lui succède, épousant à son tour Anne de Bretagne. Il poursuit les travaux et fait d’Amboise le lieu de vie et d’éducation de François de Valois… le futur François 1er.
Ancien fief relevant du château d’Amboise, Beauvais appartint à Pierre l’Hermite, grand panetier de France au 15è, François Miron, médecin du roi Louis XII au 16è, et Pierre Forget, conseiller du Roi au 17è. Le château fut remanié de 1765 à 1786 par Denis-Louis Aubry, inspecteur général des manufactures et pépinières royales de mûriers blancs de la Généralité de Tours. Le sénateur Dominique Clément de Ris (dont l’enlèvement en 1800 inspira à Balzac le roman Une ténébreuse affaire) acquiert le domaine en 1791. En 1853, Émile Gary, négociant à Paris, acheta le site et entreprit d’importants travaux. Alfred Béranger en hérite en 1890, par sa tante, Madame Gary et poursuit les rénovations. Il échoue à son beau-fils Gaston Le Provost de Launay en 1930. Pendant la débâcle de 1940, le Général de Gaulle, alors sous-secrétaire à la Défense nationale y résida notamment quelques jours
© Château de Beauvais
© Château de Blois
Le château royal de Blois, destin de 7 rois et 10 reines de France, présente un incroyable et magnifique panorama de l’art et de l’histoire des châteaux de la Loire. Ses 4 ailes, entourant la cour d’honneur, témoignent de 4 grandes époques de l’architecture française du 13e au 17e siècle : les vestiges de la forteresse médiévale, le logis gothique et la chapelle du roi Louis XII, les appartements Renaissance de François Ier et le projet inachevé de Gaston d’Orléans dans le style classique de François Mansart.
Ouvert toute l’année sauf le 01/01 et le 25/12. Un riche programme de visites, d’animations et d’événements.
Avant l’édification du célèbre château, le site de Villandry abritait une forteresse médiévale, où se déroula en 1189 la rencontre historique entre Henri II Plantagenêt et Philippe Auguste. Au début du XVIe siècle, Jean Le Breton, ministre des finances de François Ier, acquiert le domaine et fait construire en 1536 un château Renaissance, symbole d’élégance et d’harmonie architecturale.
Villandry traversera les siècles, passant entre les mains de grandes familles, avant d’être racheté en 1906 par Joachim Carvallo. Visionnaire, il sauve le château et crée les célèbres jardins de Villandry, chef-d’œuvre de l’art des jardins à la française. Six jardins thématiques, dont le potager décoratif et le jardin d’eau, offrent un spectacle unique mêlant géométrie, couleurs et poésie.
Aujourd’hui, Villandry est reconnu dans le monde entier pour ses jardins exceptionnels et son patrimoine préservé. Entre histoire royale et art paysager, le château incarne l’alliance parfaite entre culture et nature, invitant chaque visiteur à une immersion hors du temps.
© Léonard De Serres – Épopée Royale
© La Pagode de Chanteloup
En 1761, le duc de Choiseul, premier ministre de Louis XV, achète le domaine de Chanteloup. Il entreprit des travaux d’agrandissement du château et des jardins. Tombé en disgrâce en 1770, il quitte Paris et se fixe à Chanteloup. Désirant un édifice en hommage à tous ses amis qui lui avaient témoigné leur fidélité, Choiseul confia le projet à l’architecte Louis-Denis Le Camus. Il conçut en 1775 la pagode, ce monument élancé de 44 mètres de haut, accompagné d’un petit jardin anglo-chinois avec kiosque, rivière et petite pièce d’eau, tour à tour qualifiée de « Folie du duc de Choiseul » ou « Monument dédié à l’Amitié ».
En 1802, Chaptal, ministre de Napoléon 1er, savant et créateur de procédés chimiques, acquiert le domaine. C’est à Chanteloup qu’il mit au point la culture de la betterave mais surtout la révolutionnaire méthode d’extraction et de raffinage du sucre !
Délaissé, Chanteloup tomba aux mains de la triste « Bande noire » qui démantela le château.
A son retour d’Italie, Charles VIII désira pour son logis royal de Château-Gaillard, une résidence comparable à la villa Poggio Reale de Naples. Dès 1496, il confia à Pacello da Mercogliano, un des fondateurs italiens du Quattrocento, la réalisation des « Jardins du Roy ». Exposé au sud, abrité des vents du nord par le vaste Éperon des Châteliers, le site permit d’y retrouver le climat méridional. Il mena les premières acclimatations agronomiques et créa la première orangerie royale française : agrumes, pêches, cultures en serres chaudes, melons et tomates… Créateur paysager visionnaire, il y réalisa la première perspective paysagère axiale et les premiers parterres « à la Française » intégrant le « miroir d’eau ». Louis XII lui céda le domaine en 1505. Et François 1er, admiratif, reconduisit la cession contre un bail de 30 sols… et un bouquet de fleurs d’orangers pas an !
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© Domaine régional de Chaumont-sur-Loire
Le Château est le témoin du prodigieux essor du Val de Loire, où le rayonnement de la cour favorisa les constructions du 14e au 16e siècle : Charles II d’Amboise et le cardinal Georges d’Amboise, Catherine de Médicis et Diane de Poitiers … Au XIXè, le château fut une résidence littéraire pour Germaine de Staël, Benjamin Constant, Chateaubriand, Byron. Puis Marie-Charlotte-Constance Say en 1875, à la tête de l’une des 1ères fortunes françaises, acheta le château et épousa le prince de Broglie, accueillant nombre de souverains d’Europe et d’Orient. Devenue propriété de l’Etat en 1938, ouverte au public, le Domaine de Chaumont-sur-Loire est aussi le théâtre du Festival International des Jardins depuis 1992. C’est un des plus importants panoramas de l’état de la création paysagère dans le monde. Avec un thème différent par édition, les jardins éphémères sont les lauréats du Concours international annuel organisé par le Festival. Près de cinq cents jardins y ont été créés depuis.
Chenonceau est devenu un joyau d’architecture, le plus féminin des châteaux de la Loire au fil des cinq derniers siècles. Nous le devons à d’incroyables femmes, aux destins et tempéraments singuliers, qu’elles soient épouses de riche marchand, d’officier du Roi, ou de grands industriels mécènes, favorites du Roi, Reines de France…
Katherine Briçonnet, Diane de Poitiers la favorite d’Henri II, la reine Catherine de Médicis épouse d’Henri II, la reine Louise de Lorraine veuve d’Henri III, Gabrielle d’Estrées, descendante des Babou de la Bourdaisière et favorite d’Henri IV, Marie de Luxembourg duchesse de Mercœur, Louise de Fontaine épouse du riche Claude Dupin, Marguerite Wilson jusqu’à Hélène Thyra Seillière, épouse de l’industriel Henri Menier ; autant de femmes aussi passionnées qu’érudites qui auront su édifier, embellir, agrandir, orner le château, structurer les jardins et ainsi faire briller ce joyau d’architecture.
© Château de Chenonceau
© château du Clos Lucé Cécil Mathieu
« La Nature est pleine de causes infinies, que l’expérience n’a jamais démontrées ». Léonard de Vinci
L’épopée de cette demeure de briques roses et de pierres de tuffeau, bâtie sur des fondations gallo-romaines, commence sous le règne de Louis XI qui l’offrit à son favori, Étienne le Loup. Racheté par Charles VII en 1490, le château « du Cloux » devint alors la résidence de plaisance des rois de France. Il y construit une chapelle, pur joyau de l’architecture gothique, pour son épouse la reine Anne de Bretagne. Le jeune duc François d’Angoulême, y séjourna régulièrement. Devenu roi de France, François 1er et sa mère, Louise de Savoie, invitent Léonard de Vinci à Amboise. Il y vécu les 3 dernières années de sa vie. Il avait apporté dans ses bagages carnets, croquis, dessins et manuscrits et 3 de ses chefs d’œuvre… dont La Joconde. L’artiste et le souverain se lièrent d’amitié et ainsi, dans l’atelier qui lui fut dédié, il pensa, conçut et réalisa de nombreuses commandes royales.
Henri Dubin fit construire une maison en 1845 à l’emplacement du château qui fut détruit par la célèbre « Bande noire » vers 1823. Il n’en subsiste que la plate-forme castrale entourée de douves et le jardin bordé de murs, entre les douves et le ruisseau du Cissereau. C’est Anne de Polignac et son époux François II de La Rochefoucault qui avaient construit un château au XVIe siècle sur les fondation d’un domaine de l’an 1000. Puis Charles de Rostaing l’embellit au XVIIe siècle par d’importants jardins.
Le domaine des Douves propose la location de chambres d’hôtes, et accueille en saison concerts et expositions du Musée-Galerie.
© Les Douves d’Onzain
© Château de Fontenay
Situé sur la rive gauche du Cher, au sein d’un parc traversé par les vestiges de l’ancien aqueduc gallo-romain de Fontenay, le château s’inscrit au sein d’un domaine viticole de 12 hectares. Depuis 1680, le Château de Fontenay travaille les vignes en symbiose avec la nature. La première mention remonte au 11e siècle (terra fontaneti). Il ne reste rien du logis primitif détruit en 1871. Le château tel qu’il apparaît aujourd’hui fut reconstruit à la fin du 19e siècle par Auguste Bucquet, peintre et architecte. Depuis 2000, la famille Carli poursuit l’activité viticole et propose chambres d’hôtes et gîtes raffinés.
Avant l’édification actuelle, le site de La Vicomté abritait dès le Moyen Âge une demeure seigneuriale liée aux vicomtes de Blois. Cette résidence fortifiée, témoin des luttes féodales, fut en partie détruite au cours des guerres de la Ligue, avant de renaître sous une forme plus élégante à la Renaissance.
Aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, le château se transforme en un manoir raffiné, marqué par l’influence des grands dignitaires de la cour. Tourelles en briques, loggia et éléments décoratifs témoignent de cette évolution. À l’époque de Louis XII et François Ier, il devient la propriété de Jean Cottereau, premier secrétaire du roi, qui lui donne son caractère noble et harmonieux.
Au XIXᵉ siècle, La Vicomté passe entre les mains de notables locaux, puis au début du XXᵉ siècle, la demeure s’ouvre à la vie mondaine en devenant un hôtel-restaurant réputé. Cette vocation d’accueil perdure aujourd’hui.
Classé monument historique, le Château de La Vicomté offre désormais un cadre prestigieux pour des événements privés et professionnels. Son parc arboré, ses cèdres centenaires et son colombier circulaire rappellent la grandeur de son passé, tandis que ses salons élégants invitent à des moments d’exception.
© BY-SA 4.0
© Lionel Allorge , CC BY-SA 3.0 wikimedia.org
Propriété de l’abbaye de Marmoutier au 14e siècle, le manoir de « l’Aleu » a vraisemblablement accueilli Jeanne d’Arc en avril 1429. Quelque peu délaissé, le charmant manoir devint la demeure de modestes laboureurs jusqu’à ce qu’Antoine-Jean Rattier, fermier du grand domaine, de la Grande Varenne à Chouzy, achète en 1780 « les bâtiments composant le château de Laleu avec ses dépendances, en jardin potager et terres labourables ». Devenu maire de Chouzy, il revend le domaine à Camille Meusnier. Déjà propriétaire du domaine de la Touche ; il réunit les deux domaines et le vignoble de Laleu. Le roman Un amour de Rabelais écrit par Léon Daudet – écrivain, journaliste, homme politique dissident, membre fondateur de l’Académie Goncourt et fils d’Alphonse Daudet – s’y déroule.
Manoir inscrit au titre des monuments historiques en 1937. Propriété privée, ne se visite pas
Le château est construit à mi-coteau et domine le Cher. C’est à la demande d’Antoine Ribot, receveur des gabelles d’Amboise et intendant de Choiseul (1774) que l’élève du célèbre Jacques Ange Gabriel, l’architecte André Portier à qui l’on doit le Palais de la bourse à Bordeaux, construit le Bâtiment néo-classique de style Louis XVI qui s’offre à nous aujourd’hui.
Chambres d’hôtes de charme et spa
© Mairieazaysurcher—CC BY-SA 4.0 wikimedia.org
© Château de Nitray
Aimery Lopin, maire de Tours et maître des requêtes de Louise de Savoie, mère de François Ier fit édifier un nouveau château en 1516. Construit en pierre de tuffeau, orné de volutes retournées, de lucarnes et d’arabesques, l’architecture du logis principal est caractéristique de la Renaissance française. Il fut construit en continuité des bâtiments du 15e siècle : les communs, un petit pavillon au sud et la porte principale d’accès flanquée de deux tours. Celle du midi est aménagée en chapelle. Au nord-ouest, le pigeonnier seigneurial complète l’ensemble.
Le château entra en possession de la Famille Binet à partir de 1531 jusqu’à Philippe-Jean-Baptiste Mignon, procureur du roi au bureau des finances de la généralité de Tours en 1789. De 1807 à 1922, la famille du général d’Empire Jean Jacques Liébert acquit le château. Depuis son acquisition en 1955 par la famille Brebart d’Halluin, des campagnes de restauration ont été menées, et le domaine viticole du 18e siècle réhabilité.
Le Paradis formait un fief relevant de la Seigneurie des Cartes. Le château fut probablement construit au début du 16e siècle par la famille Odeau. Il se composait alors d’un corps de bâtiment percé de fenêtres accostées de pilastres et tourelle d’escalier saillant sur la façade sud, ainsi que d’une aile en retour d’équerre vers le nord. De cette aile ne subsiste que le mur ouest.
En 1767, le Paradis fut acquis par le duc de Choiseul transformant l’aile orientale sur un plan plus important, et prolongeant l’aile en retour par deux petits pavillons. Puis, le nouveau château fut prolongé au nord et au sud dans la même architecture. Dans une salle du rez-de-chaussée ont été transférés des boiseries et un plafond peint provenant de l’hôtel Joyeuse d’Amboise, et une cheminée de pierre provenant de Chanteloup. Au nord-est subsiste la fuye du XVIe siècle.
© Château de Paradis Loire Valley
© Gite Le Sentier
Propriété en 1654 de Louis des Francs, écuyer, maréchal des logis du Roi appelé sieur du Sentier, puis d’Auguste le Large en 1742, seigneur de la Mairie du Sentier.
Le château a été édifié au 19è siècle ainsi que les écuries du domaine.
Gite aménagé au-dessus des anciennes écuries. Château privé ne se visite pas.
Mentionné au 13è s Tuisseau, in parochia de Monte Laudato, dans la Charte du prieuré de Saint-Jean-du-Grais, le fief appartint au 14è s à Gilles, Guillaume puis Joscelin de Thuisseau. Au 16è s, Philibert Babou, trésorier de France l’acquiert. Relevant de l’archevêché de Tours, ce fief fut érigé en châtellenie, sous le nom de Thuisseau-Montlouis relevant du château d’Amboise. En juin 1717, uni à La Bourdaisière et autres terres, il fit partie du marquisat de La Bourdaisière jusqu’à la Révolution. L’actuel Château a été bâti au XIXè s dans un style néo-Renaissance.
© La Ligue de l’enseignement Centre-Val-de-Loire
© Nouvel Espace du Cher
Site constitué d’un barrage mobile à aiguilles, un déversoir établi latéralement au lit du Cher, en amont de l’écluse en tête d’un bras de décharge, une écluse à sas fermée par des portes busquées en bois à balanciers, une maison éclusière pour l’éclusier et le barragiste et un ancien moulin situé sur une île placée au droit du barrage. Ce barrage (escamotable lors des fortes eaux) permet de remonter le niveau de l’eau rendant la rivière navigable en toute saison.
Pour l’aménagement du fleuve de 1836 à 1841, en lien avec la construction du Canal de Berry, seize barrages à fermettes mobiles (système de l’ingénieur Poirée) sont alors construits.
Maison en bord de Cher des passeurs de l’ombre. De 1940, Roland, Raymond et Roger Marteau, 3 frères, furent des passeurs discrets et décisifs, à proximité de la zone libre. Courageux, ils aidèrent les réfugiés de l’éxode de juin 1940. Leur père était homme clé des passages clandestins dans la vallée de Fontenay.
La Maison du Passeur – Café Éphémère – temporairement fermé – tel 02 47 57 12 74
© Vincent / Komoot
© architecture Groupe-6 photo Luc Boegly
Le Jeu de Paume a ouvert le 2 septembre 2017 avenue de Châteaudun à Blois. L’équipement accueille des manifestations sportives, culturelles et événementielles. Elle a été nommée en hommage aux premières salles sportives de Blois qui étaient des jeux de paume.
La ville accueillera le 21 novembre 2026 l’Epopée Royale des Châteaux de la Loire, le premier gravel RUNNING en France. Le Jeu de Paume va être le théâtre des arrivées de toutes les épreuves, du villages partenaires et exposants.